but du blog

Parti travailler deux ans au Maroc, je livre ici mes impressions et donne de mes nouvelles dans ce pays fabuleux qui, quand il vous a touché au coeur, ne se déprend plus de vous...

AVERTISSEMENT : Ce blog est exclusivement réservé à mes proches et amis. Les informations qui s'y trouvent sont à caractère privé et n'ont pas à être exploitées et diffusées par ailleurs, même en partie. Si vous désirez transmettre l'adresse de ce blog à une de vos connaissances, merci de m'en faire la demande avant. Bonne lecture !

Les meilleures choses ont une fin dit-on. Il y a désormais une page à tourner. Je pars dimanche de Rabat. Je quitte ce pays que j'aime tant et qui m'en aura fait voir de toutes les couleurs. Je ne regrette rien : j'ai beaucoup appris, dans la joie, comme dans les difficultés. Je reviens plus aguerri et changé - adulte, si l'on peut dire. Enfin. Merci à tous ceux qui ont consulté ce blog et qui ont pu s'intéresser à mes anecdotes. J'ai été bien silencieux ces derniers temps, mais parfois il est bien difficile à la fois d'écrire et de vivre. Je pars serein et heureux. Car l'amour m'attend là-bas. Je vous embrasse et met un point final.
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On apprend toujours...

A quelques semaines de mon retour en France, je (re)découvre un auteur qui parle formidablement bien du Maroc, Driss Chraïbi.

Je l'avais découvert par hasard il y a un petit moment en déterrant dans la bibliothèque de ma grande-tante "Les Boucs".

Puis, partant au Maroc, j'avais lu son livre incontournable "Le Passé simple" qui raconte la révolté d'un jeune homme dans le milieu très conservateur de Fès.

Driss Chraïbi est également connu pour être le père de l'inspecteur Ali, dont je n'aimais pas trop le ton acide et baroque.

Mais je viens de découvrir ses ouvrages autobiographiques que sont "Vu, lu, entendu" et "Le Monde à côté".
Pour comprendre le Maroc et le déchirement de son peuple, partagé entre de multiples cultures, je conseille à tous de lire ses livres.

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Pour compléter l'article précédent, voici un lien qui vous permettra d'en savoir plus sur le film "Casanegra" : http://casanegra.blogs.wana.ma/.

Le film a tellement bien marché qu'il s'est vendu immédiatement en DVD piraté, comme il est d'usage pour tous les films vendus au Maroc et diffusés en salles.
Sauf que le réalisateur n'a pas du tout apprécié (ce que l'on comprend bien). S'en est suivie une descente de la police chez les vendeurs de DVD piratés.

Mais l'interdiction n'a fait que redoubler la vigueur des ventes : c'est désormais aux portes de la médina et à la sauvette qu'on peut acquérir le fameux DVD. Les étals le vendent toujours, mais sous de fausses pochettes et après une demande discrète comme si on cherchait un produit illicite.

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Plus la peine de constater la médiocrité des films marocains, leur manque d'inspiration, leur absence de maîtrise technique, etc.
2 films, chacun dans un genre très différent, viennent de confirmer qu'au Maroc, il est possible d'allier qualité cinématographique et succès public.

Tout d'abord, CASANEGRA. Le film raconte les errances nocturnes de deux jeunes dans les rues de la capitale économique du Royaume, à la rencontre de ses exclus et de ses marginaux. C'est assez réaliste, sans tomber dans l'outrance et dans la dénonciation, comme c'est souvent le cas. Les media ont longuement parlé des scènes choc (un baiser entre deux personnes d'âge mûr, une scène de masturbation) et des dialogues truffés de vulgarités en tout genre. Mais, à mon sens, ce qu'il faut plutôt retenir, c'est la poésie avec laquelle est filmée le centre ville de Casablanca et le jeu des acteurs, tous très bons.

Et puis il y a également le film NUMBER ONE, qui lorgne lui résolument du côté de la comédie. Un Casablancais macho se retrouve soudain à défendre la cause féministe après avoir mangé un tajine assaisonné avec des épices magiques. C'est assez bien vu et s'inscrit dans l'air du temps : après avoir été annoncé avec beaucoup de bruit, la réfome de la "moudawana" (code de la famille) a-t-elle eu les effets escomptés ?

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