Ce blog s'exile une semaine sur les rives du Tage...
Pour marcher sur les traces de Fernando Pessoa, Amalia Rodrigues, Luis Camoes, José Saramago...
Et pour en revenir les valises pleines de bacalhau, de fado, de porto, de pasteis de nata et d'amour de cette autre grande terre de départ que fut le Portugal...
Até breve !
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"Gaza connaît la crise la plus grave de son histoire" titre "Le Monde" d'aujourd'hui.
Ce n'est pas nouveau, mais tout le monde ferme les yeux et trouve des circonstances atténuantes...
Il est bien d'avoir un regard critique et rétrospectif sur l'histoire (50 ans, c'est certainement le temps incompressible qu'il faut pour se retourner correctement)
; il faut aussi savoir réagir au présent.
La Cnuced précise que la fin du blocage et des restrictions de circulation, le démantèlement du mur israëlien et l'augmentation de l'aide international ne peuvent
suffire. "Il est urgent de renforcer les capacités institutionnelles de l'Autorité Palestinienne"... Comme c'est bien dit en langage onusien...
Il faut aux Palestiniens un pays et une terre. La situation est intolérable en terme de démocratie, de libertés et de droits humains...
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Lu dans "Le Monde" :du 30 août :
"Rome et Tripoli s'apprêtaient, samedi 30 août, à solder les comptes de plus trente ans de colonisation italienne en Libye. Selon un accord historique qui doit être signé dans la soirée
par Silvio Berlusconi et Mouammar Kadhafi, l'Italie va verser à la partie libyenne cinq milliards de dollars (3,4 milliards d'euros) sur les vingt-cinq prochaines années, une forme de
dédommagement pour la période coloniale, qui dura de 1911 à 1942. "L'accord portera sur un montant de 200 millions de dollars (136 millions d'euros)
par an durant les 25 prochaines années sous forme d'investissements dans des projets d'infrastructure en Libye", a indiqué le chef du gouvernement italien à son arrivée à Benghazi, dans
l'est libyen. "L'accord doit mettre fin à 40 ans de désaccord. C'est une reconnaissance concrète et morale des dommages infligés à la Libye par l'Italie pendant la période coloniale."
Cet évènement est intéressant à bien des égards.
D'une part, parce qu'il montre de la part de l'Italie une volonté de "repentance", à l'opposé de la position française (comme vient de le rappeler l'Algérie à l'occasion du rapprochement
italo-libyen).
D'autre part, parce qu'il met en évidence les liens qu'il peut y avoir entre décolonisation et coopération - l'enjeu est de savoir si la coopération peut dédommager quoi que ce soit. Pour
l'Italie, oui.
Enfin, ce geste de l'Italie suppose une contrepartie libyenne en matière migratoire et bien sûr en marché pétrolier et gazier. Rien n'est gratuit.
Ce fait pose donc des questions essentielles quant aux relations des anciennes puissances coloniales avec les anciens pays colonisés.
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